Présentation

Temple - Dōjō : le lieu de la voie

 

Le style de karaté pratiqué dans notre dojo est le Shotokaï. Il est réputé pour sa fluidité et la recherche de l’irimi.
La confrontation progressive à des situations se rapprochant du combat est proposée sans pour autant laisser place à l’abandon ni à la violence.
Le  travail a lieu avec un ou plusieurs partenaires, dans des situations d’échange et  de stimulation.

Qu’est-ce que Irimi?
Irimi, c’est entrer dans l’attaque du partenaire, par opposition aux défenses réalisées sur place, en esquivant ou en reculant comme dans d’autres styles. Le but n’est pas de marquer des points mais de saisir l’instant particulier où l’adversaire décide d’attaquer. À ce moment-là, l’attaquant est faible car la réalisation de son intention l’occupe tout entier et l’empêche de s’adapter à une action du défenseur.
Cette recherche exigeante réclame à l’attaquant de trouver le moment juste pour son attaque et de s’y atteler avec sincérité et promptitude tandis que le défenseur doit ressentir l’intention et jaillir au moment opportun.

Bien sûr, tout le monde doit finir la séance avec le sourire aux lèvres ! Pas de gagnants ou de perdants, juste des hommes et des femmes qui auront passé un cours à chercher un rapport attentif à eux-mêmes et à leurs partenaire. Toute forme de compétition est annihilée, le partenaire est la personne qui nous permet de progresser.

 

Le physique et le mental sont tous les deux sollicités et doivent être en harmonie afin que chacun d’entre eux nourrissent l’autre.
L’approche pédagogique développée permettra aux pratiquants de franchir les étapes successives afin d’y parvenir.

La recherche d’irimi est, comme nous venons de le voir, exigeante pour l’esprit (pas seulement dans sa fonction intellectuelle mais sensible). Le corps, lui, est stimulé d’une manière différente de ce qu’il l’est au quotidien. Cela peut être l’occasion de sa (re-)découverte !
Il est probable, pour les non-sportifs, qu’une adaptation musculaire se fasse progressivement au cours des premiers mois.
Le pratiquant va développer une conscience souvent oubliée de son corps, de son équilibre, de ses raideurs résiduelles, de son explosivité, de sa respiration, de sa relation à l’espace où il évolue.

Enfin, la technique permet d’utiliser au mieux notre corps lui-même animé par notre esprit. Elle s’acquière progressivement, et demande un grand nombre de répétitions pour être intégrée, automatisée.